vendredi 10 décembre 2010

Indonesia, Sulawesie, Ampana

Où dormons-nous ce soir ?!

En fin de journée, on cherche un endroit tranquille pour se reposer et passer la nuit. On repère un petit coin paisible, on s'installe délicatement pour ne pas attirer l'attention. On se sent seules Quelques minutes de répit, le temps de sortir bouquins, matelas, quand soudain nous voila démasquées!!!

Il est inconcevable pour les Sulawesiens de nous laisser dormir dehors, même si nous disposons de tout l'équipement nécessaire! On se retrouve alors dans une maison avec de quoi se laver, un lit et une assiette de riz, ce que nous apprécions! Il est toujours un peu complexe de savoir qui est qui: les gens qui nous invitent, les gens qui mangent, les gens qui dorment ne sont pas toujours les propriétaires de la rumah (maison).  Finalement, les maisons sont des lieux de passage ouvertes à tout le monde. 


Sur la route menant à Palopo, deux ados (13 et 15 ans) insistent pour que nous passions la nuit chez eux. En arrivant on découvre les frère et sœur (2 et 6 ans) et une femme qui s'avère ne pas être la mère. Les vélos sont rentrés. Elle nous offre un thé et nous voila plantées au milieu d'une pièce où nous essayons de comprendre la situation familiale. Deux heures plus tard, les parents arrivent, sans étonnement nous posent 2-3 questions, et nous invitent à aller nous coucher dans un des lits de la maison. Le lendemain à 5h30, on quitte nos hôtes comme si de rien était! 


Après un passage au lac Poso, un bateau nous amène demain aux iles Togians... 

mercredi 8 décembre 2010

Indonesie, Sulawesi, Rantepao

Budi qui nous a guidé à travers les montagnes Toraja, avec Denis et Virginie les vrais routards d'Arzon, nous a fait découvrir la richesse de cette culture et nous a également beaucoup fait rire avec ses anecdotes et son français prononcé à l'indonésienne. Le "J" prononce "Z" et le "CH" prononce "SE":  fis pour fish, ze suis zoli...!

Les Torajas sont en général animistes avec un mélange de religion chrétienne. Les cérémonies funéraires sont les fêtes les plus importantes; plus que les mariages/naissances. Il faut absolument acquérir un buffle (ou plusieurs) et des cochons à sacrifier lors de cet évènement qui peut durer de 2 à 5 jours. Les familles sont prêtes à s'endetter ou à vendre leurs biens: motos, rizières...
Lors de la cérémonie à laquelle nous avons assistée, environ 70 cochons ont été sacrifiés et la viande fraiche est partagée aux villageois en fonction de leur rang social. Plus il y a de participant et plus le défunt a de chances d'aller au paradis. 



Les maisons typiques Torajas, qui servent d'habitation, de grenier à riz ou encore de lieu de réunion pour les villageois, parsèment la région. Les villages sont assez isolés des routes et moyens de communication et vivent au rythme des rizières puisque le riz se cultivent en plusieurs étapes.
- "Que faites-vous aujourd'hui ?!"
- "J'attends que le riz pousse.